Mercredi 5 novembre 2008
Cette nuit, les USA choisissent leur président.
J'ai installé l'ordinateur près du lit, je compte sur Manon et ses tétées nocturnes pour suivre les résultats en direct.

Entre l'héritier de Walker Texas Ranger et celui de Martin Luther King, ben mon choix est vite fait.
Mais quand la dernière tétée s'achève vers 2 heures du mat, c'est pas gagné, Walker Texas Ranger a une petite avance, punaise on est mal barrés...

Ce n'est pas Manon qui m'a annoncé la bonne nouvelle, c'est Ungaro qui a décidé de fêter ça... en entreprenant de dégobiller sur notre couette de lit.
Même dans un sommeil profond, je sais reconnaître un prémice de dégobillage de chat, je bondis, j'attrape le fautif, je le balance au pied du lit.
Un dégobillage sur le parquet, c'est pas cool pour le parquet, mais c'est plus facile à nettoyer.
Et Ungaro fait son oeuvre. Il est 6 heures du mat. Je me jette sur l'ordinateur.

Haaaaaaan ça marche pas, ça marche plus, pourquoi la connexion est coupée c'est quoi ce travail ?????
Et là je vois Sellig, la tronche en bataille, coiffée avec un rateau, installée sur la Neufbox (c'est plat et c'est chaud, le rêve américain pour un chat) qui se cramponne avec acharnement sur le câble de connexion qu'elle a consciencieusement débranché et mâchouillé.
Vengeance.
Sellig Texas Ranger.

Ungaro se lèche délicatement la papatte, visiblement ravi par le Picasso qu'il vient de dessiner sur le parquet.

J'ai viré Sellig, j'ai nettoyé le dégueuli d'Ungaro, j'ai rebranché le câble de connexion, et j'ai lu avec soulagement que Martin Luther King avait eu le dessus.
Et Manon s'est réveillée. Une tétée pour arroser ça.
Par Hélène - Publié dans : ...
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Vendredi 31 octobre 2008
Hier, on était encore chez Grand-Père et Grand-Mère, au nord de Paris.
Clément avait dégueulé toute la soirée de mercredi, dégueulé toute la matinée de jeudi, il était prostré dans un coin avec son Doudou et sa salopette lavés 4 fois de suite et séchés devant la cheminée (merci la cheminée)

Au programme de la journée, à part nettoyer les dégueulis de mon pauvre loup malade, c'était de rentrer à Bordeaux tous les 4 par le TGV de 17h20.

Donc à 15h, on part direction la gare Montparnasse.
Moi et Manon dans la Smart avec les bagages.
Gilles et Clément shooté au Motilium, dans le TER, puis le métro, avec pour seul bagage des sacs en plastiques au cas où le Dieu Gastro se remanifeste.

J'arrive sur l'A3 : bouchons.
J'arrive sur le périf : bouchons.
Je tente l'intérieur de Paris : bouchons.
Mais qu'est-ce qu'ils foutent tous dans leur bagnole en pleine semaine de vacances les gens ?
Gilles avait pété son chargeur de portable la veille, donc il n'avait pas de téléphone sur lui.

J'arrive à l'arrêt-minute Montparnasse à 17h25, je sors Manon en 4ème vitesse de son siège-auto, je déboule dans le hall à la recherche de mon homme et mon fils, ils ne seraient quand même pas montés dans le TGV sans nous ?
Et ben si !
Je suis naze, c'est moi qui lui avais dit de monter dans le train même si on n'était pas réunis. Quelle idée à la noix...
Ils sont donc tous seuls dans le TGV, sans téléphone, sans sandwichs, sans jouets pour Clément, sans Motilium, avec seulement des sacs en plastique et une carte bleue. Et même pas les clés de l'appart de Bordeaux.

Put**'biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip'** !!!

Je remets Manon dans la Smart.
Je remonte dans la bagnole, je vais la garer dans le parking de notre studio à 10 minutes à pied de la gare.

10 minutes... les 10 minutes les plus longues de ma vie !
Je vous laisse imaginer : Manon devant moi dans l'écharpe.
Un sac à dos qui pèse 15 kilos dans le dos.
Une valise dans chaque main.
Mon sac à main qui pendouille à une valise.
Ma flûte qui pendouille à l'autre valise.

Et il pleuvait.
Et Manon pleurait.
Et je me suis cassé la gueule au milieu d'une place déserte, j'ai rattrapé Manon et je me suis bien vautrée moi-même, je vous jure que, de dépit, j'ai failli abandonner une valise au milieu de la place.

On est arrivée à la gare, Manon bavante et larmoyante se laissait pendre lamentablement à l'écharpe sans aucun tonus, le guichetier m'a regardée apitoyé, m'a filé deux places pour le TGV suivant, deux places dans deux wagons différents, mouaiiiiis tip top avec un bébé.

Je ne me souviens même plus comment j'ai fait pour monter dans le TGV avec autant de bagages. Je me souviens seulement qu'un jeune homme m'a gardé une des valises pendant tout le trajet.
Manon s'est mise à hurler dès que je la touchais, j'ai eu la peur de ma vie, et si elle s'était luxé une épaule pendant la chute ? Elle a fini par se calmer et à bouger ses petits bras ouf, rien ne clochait à ce niveau-là.
J'avais la boule au ventre d'imaginer Gilles et Clément sans rien, sans clés, sans téléphone, et si le petit était encore malade comme un chien ? et comment je vais faire en arrivant, je pourrais jamais tout porter ? Papaaaaaa au secours !

C'est mon père qui nous a sauvé la vie.

Gilles l'a appelé d'une cabine en arrivant à Bordeaux. Il est venu le rejoindre avec un double des clés de l'appart de Bordeaux, il est venu m'attendre à la sortie du TGV, alors que je me demandais encore comment j'allais faire pour descendre tous mes bagages seule. Il nous a ramenées à la maison avec Manon.
M.E.R.C.I Papa !!!!!!!!!!

Bilan de la soirée :
- j'étais tellement déboussolée que je ne suis pas sûre d'avoir éteint l'autoradio de la Smart. S'il fonctionne pendant 15 jours, je serai bonne pour acheter une nouvelle batterie...
- Clément n'a pas vomi dans le TGV, il crevait la dalle pauvre loup, Gilles l'a nourri avec quelques morceaux de pain sans mayo arrachés à son sandwich SNCF. Il a joué avec les jouets d'un autre gosse du wagon (qui doit avoir la gastro depuis, pauvre môme)
- je marche comme une petite vieille depuis. Je me suis scratchée les jambes en tombant, j'ai mal partout.

Je peux vous assurer qu'on a bien dormi la nuit dernière.

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Clément et Manon sont allés "ché dotttttteur"

Dottttttteur a ouvert sous les yeux de Clément une valisette avec des exos à faire. Quatre cubes à empiler, un flacon avec deux perles à vider et à remplir, des images à reconnaître, une balle à lancer.
C'est bon, Loulou a son Bac.
Puis Dottttttteur a osculté Clément qui s'est débattu comme un diable en hurlant tout ce qu'il savait.
Je ne sais pas comment elle a réussi à voir dans sa gorge, à écouter ses poumons, son coeur, à regarder dans ses oreilles, moi je n'ai vu et entendu qu'un loulou hurlant qui pédalait de rage en filant des coups de pieds partout.
Bref elle a conclu (de dépit ?) qu'il était en bonne santé, que le Dieu Gastro a fini son boulot et devrait le laisser en paix, 10k500 à 2 ans et 2 mois, juste des gouttes à mettre dans le nez et des lavages de sinus au sérum phy (des lavages de sinus vous rigolez ? vous avez vu la Bête quand on lui fait un truc qu'il n'aime pas ? je veux pas finir à l'hosto !)

Au tour de Nouillette maintenant. Et là encore un coup de ce sale traître de pèse-bébé... 5k360 à 6 mois et demi, Nouillette écrabouille toutes les statistiques de toutes les courbes de poids de tous les carnets de santé du monde.
Paraît qu'il faut la compléter, paraît qu'il faut commencer les purées (c'est prévu) paraît qu'il faut la blinder en patates et en blédine.
Paraît aussi que je fais CE QUE JE VEUX COMME JE VEUX. Je la complèterai pas, point barre.
Mais les purées, on va s'y mettre, promis.
Par Hélène - Publié dans : ...
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Mardi 28 octobre 2008
Vous avez des enfants, des neveux et nièces ? Vous ne savez pas quoi leur offrir à Noël ?
Clément a LA solution.

Un cadeau original, pas cher, un cadeau unique qu'il n'aura jamais en double.
Une essoreuse à salade.

On peut y mettre Doudou, brasser, retirer Doudou, y mettre une petite voiture, brasser, retirer la petite voiture, y mettre un crayon, brasser, retirer le crayon. Ou accessoirement de la salade. Pas-sion-nant.
Clément ne s'y est pas trompé, il a piqué en douce l'essoreuse à salade de sa grand-mère et l'a posée sur la table de sa chaise haute en prévision de ne pas se trouver désoeuvré pendant son repas.
Non non ne le remerciez pas.
Par Hélène - Publié dans : ...
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Dimanche 26 octobre 2008
Manon est une gentille petite puce qui depuis sa naissance produit une moyenne de 1 caca par semaine.
Ça me va, c'est économe en couches.
Et puis ça limite les odeurs dans la poubelle qui a déjà du mal à gérer la production intense de Clément.

SAUF ce soir.
Sur la table à langer de mes beaux-parents, on vient de finir le bain, tout baigne nickel, Nouillette se bouffe les doigts en louchant sur son poing, rien que de très normal.
Sauf qu'au moment de mettre la pommade magique (Oxyplastine, la pommade, pas si magique que ça d'ailleurs, vous verrez par la suite), je vois que ça travaille dur des sphincters, ça se contracte, se décontracte, ça perle un peu de caca visqueux, ça bosse quoi.
Grâce à ma grande expérience en la matière (le caca sur la table à langer était la spécialité de Clément bébé) je vais chercher un rouleau de PQ, on ne sait jamais. Et je cueille sur le fil une magnifique crotte bien moulée, sans salir la couche, sans salir la serviette, sans salir Nouillette, sans me salir moi, bref, un exploit, vous en conviendrez.
Je suis fière, trop fière.

Mon seul souci, c'est cette pommade dont je m'étais déjà enduite les doigts en vue d'en tartiner abondament le derrière de ma loulette, ça colle, ça en fout partout. Et surtout, surtout... ça ne rince pas à l'eau ! Cornegidouille, moi qui étais habituée à la VRAIE pommade magique, Aloplastine, celle qui SE RINCE à l'eau, je me retrouve sous le robinet d'eau à essayer d'enlever cette pâte collante qui résiste comme du pétrole de marée noire. J'ai les mains blanches et visqueuses. Et je jette un oeil à la Nouillette, toujours ses doigts dans sa bouche mais rouge rouge rouge comme une écrevisse, comme une madame sur une table d'accouchement à qui l'on dit "Poussezpoussezpoussez c'est bien c'est bien !"

Haaaaaan vite vite vite du PQ !
Deuxième crotte bien moulée, cueillie au creux de la feuille rose.
Ouf !
Comment je maîtriiiiiiiise !

Trop fière.

Bon ça y est, c'est fini Loulette ? Ça fait un bon quart d'heure qu'on y est, on peut mettre la couche ?
Nan nan toujours pas, ça continue à suinter, hop deux pets, hop, et je pousse et je pousse... c'est pas possible, on va y passer la soirée. Je tapote impatiemment la table à langer avec deux doigts.
Et soudain sprouuuuuutch (très évocateur comme bruitage) ça fuse de toute part, un truc bien dégoulinant, sorti de je ne sais où.
Et là, malgré mon immense sagesse, il-y-en-a-par-tout.
Et Nouillette, délestée d'une bonne demi-livre, se détend enfin, reprend une couleur à peu près normale tout en continuant à suçotter ses doigts qu'elle n'a pas lâchés une seconde. Et regarde d'un oeil intéressé sa mère changer body, serviette, couche, PQ, pyj. Il s'en est fallu de peu pour que mon beau-père ne soit obligé de recarreler sa salle de bain.
Par Hélène - Publié dans : ...
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Samedi 18 octobre 2008
Clément sur la terrasse vaque à ses occupations, la principale consistant à balancer Doudou en l'air, en piétinant d'enthousiasme, et à se mettre aussitôt à geindre d'un ton larmoyant "Hiiiiiiin Doudou pa' terre, Doudou pa' terre" jusqu'à ce que je lui fasse observer qu'il est à ses pieds et qu'il peut le ramasser.
Mais brusquement, abandonnant son activité, il se tourne vers moi, pointe mon ventre d'un index accusateur et constate "Na bébé là !"

Merci.
Merci Clément, merci de me remonter le moral.
Je SAIS que mon ventre est resté tout flasque, mou et inconsistant depuis la naissance de ta soeur, je SAIS merci. Pas la peine d'en rajouter.
J'ai hésité entre aller me jeter dans la Garonne ou faire 80 séries d'abdos séance tenante. J'ai choisi les abdos. Mais ça n'a rien changé à la forme de mon ventre.

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Manon dans le TGV regarde le paysage défiler par la fenêtre, la goutte de bave perlant à sa lèvre inférieure.
Un poteau. Une vache. Une vache. Un poteau. Une vache. Une vache. Un poteau.
Passionnant.
Je vois ses yeux qui suivent attentivement le poteau, la vache, la vache, le poteau, comme les poissons rouges amnésiques dans leur bocal, toujours contents de rencontrer un paysage nouveau à chaque tour de bocal.
Un poteau. Une vache. Une vache. Un tunnel.
Oups, un tunnel. Je regarde Manon, persuadée qu'elle va brusquement être en manque de poteau et que la révolte va gronder.

Non, le petit visage de ma fille se fend d'un large sourire. Tiens ?
Voilà qu'elle se confond en mines et en grâces, penchant la tête sur le côté d'un air aguicheur.
Aimerait-elle les tunnels ?
La goutte de bave en attente tombe sur ma main.
En jetant un oeil à la vitre devenue noire, j'ai compris.
C'est à son reflet dans la vitre que Manon opérait son numéro d'intense séduction.
C'est bien une nana ça tiens...

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Hier j'ai choisi de remplacer Doudou Sale (pour ne pas dire Dégueu, rien que l'odeur me donne la nausée) par Doudou Propre. À savoir, j'ai investi dans trois Doudous identiques afin de pouvoir tourner. Quand il y en a un en cours d'utilisation, les deux autres trempent en pré-lavage dans le lavabo de la salle de bain avant l'indispensable tour en machine.
Donc, pendant le bain du soir, savant tour de passe-passe pour substituer Doudou Propre à Doudou Dégueu.
Je suis très fière, Clément n'a vu que du feu. Doudou Dégueu est déjà dans le lavabo dont l'eau vire aussitôt au gris sale.

Après le bain, Clément réclame Doudou pour un câlin.
Ni vu ni connu, je lui refile Doudou Propre (qui ne va pas le rester longtemps mais qui a l'avantage de ne pas me donner de nausées pendant au moins un quart d'heure)
Clément tripatouille Doudou afin d'en repérer l'oreille qu'il se scotche sous le nez en suçant son pouce.
Une demi-seconde.
Il retire aussitôt son pouce et l'oreille et déclare d'un ton dégoûté "Oh noooooon veux Doudou Poubeille !"
Traduction : "Oh non, je veux Doudou Poubelle !"
Doudou Poubelle, c'est le surnom affectueux dont j'ai affublé son Doudou quand sa couleur tient plus du marron que du bleu pâle d'origine, et que l'odeur devient insupportable.

Mon fils prenait un ton dégoûté pour signifier que son Doudou était trop propre et que ça manquait nettement d'odeur familière et nauséabonde.

Qu'importe, je lui ai expliqué que j'avais une immense confiance en lui pour transformer rapidement ce Doudou Propre en un Doudou Poubelle digne de ce nom. Il a acquiescé et a essuyé la morve qui lui coulait du nez avec l'oreille de Doudou Propre (qui ne l'était déjà plus)
Comme quoi on peut TOUJOURS trouver un terrain d'entente.
Par Hélène - Publié dans : ...
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Dimanche 5 octobre 2008
Clément à la Fnac, crie (gueule ?) à la cantonnade :
"Na prende nescaiiiier mazzzzzzik !"
Nescaiiiier mazzzzzzik, c'est l'escalator.
Et de se précipiter sur la première marche de l'escalator, sans l'aide de quiconque, non mais et puis quoi encore.
Après d'âpres négociations, il accepte la main de Papa avant de se lancer.

Hop, première marche, Clément s'envole.
Gilles, qui suspend son fils par le bras, jauge les marches qui défilent et les pieds de son fils qui s'agitent. Il s'agit de bien viser. Quand Papa estime que s'il abaisse le levier d'altitude, les deux pieds de Clément seront sur une seule et même marche, Clément atterrit.
Il écarte les jambes au maximum, il oscille de droite à gauche, d'avant en arrière, il fournit un effort surhumain pour maintenir son équilibre. Et puis surtout, il n'oublie pas de tendre la main pour coller ses doigts à la vitre crasseuse qui a déjà vu défiler tous les doigts de tous les enfants de moins de 5 ans qui ont rendu visite à la Fnac ce jour-là.
Ne pas oublier de laver les petites mains sitôt rentrés, ne pas oublier...

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Manon a retrouvé sa mamie après trois semaines de séparation.
Trois semaines dans la vie d'un bébé... autant dire une éternité ! Manon a fait une jolie colère pendant un bon quart d'heure avant de se dire que peut-être oui c'est vrai au fait, elle l'avait déjà vu quelque part cette tête-là, voyons voyons qui ça peut bien être...
Mamie...
Mamie ?
Mamiiiiie !!!!!!!
A y est, Manon avait retrouvé ses marques et ses sourires baveux dont elle a le secret et qui ont pour mission de faire gagatiser sa Mamie à moooort.
Paraît qu'elle me ressemble beaucoup quand j'étais petite. Ceci explique cela.
Cela dit, elle ne me ressemblerait pas, Mamie serait tout aussi gaga. Tout ça ce ne sont que des prétextes à gagatiser...

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J'ai UN point commun avec Claudia Schiffer.
Et ouais hé !
À vous de deviner lequel.
Par Hélène - Publié dans : ...
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Dimanche 5 octobre 2008



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Commentaires désobligeants s'abstenir...
Par Hélène - Publié dans : ...
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Mercredi 1 octobre 2008
Vous ne trouvez pas que ça sonne un peu comme une fable de La Fontaine ce titre ?

    Maître Clément, à sa couche sa main agrippée, commence à se concentrer
    Papa et Maman, les sens alertés, le pot lui proposent d'essayer
"Ooooh comme il est grand Clément, il sait faire pipi dans le pot !"
s'extasient les parents fort à propos
    Maître Clément, victorieux, se lève de son trône
"Ooooooh aaaaaah bravoooo mon chéri, il y a même une crotte dans le pooot !"
    Maître Clément, surpris de voir ses parents hystériques, commence à pleurer.
"Mais non mon loulou, tu es fooooort !
Aux papis-mamies on va téléphoner pour leur annoncer !"
    Car au fond du pot, il y avait une crotte.
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute.


(pardon, pardon, Monsieur de La Fontaine, pardon)

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Voilà. Morale de l'histoire, à l'âge où beaucoup d'enfants (surtout les petites filles) sont déjà propres depuis de longs mois, Clément a tout juste amorcé ce tournant dans son histoire, mais c'est déjà une belle victoire.
Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.




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Manon aime la télé.
Ça ne fait plus aucun doute.
Ce soir j'étais installée devant la boîte magique et je lui donnais sa 82ème tétée de la journée.
Pop ! Manon se déventouse du sein, rotation de la tête de 180°, stagnation devant les images issues de la boîte magique.
Pop ! Manon a dévissé son regard de la télé et se rebranche sur le mode tétée.
Pop ! Déventousage.
Pop ! Reconnexion.
Un pop toutes les 5 secondes.
Et parfois un large sourire au passage.
Je suis totalement gâteuse devant ma fille...
Par Hélène - Publié dans : ...
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Lundi 29 septembre 2008





Il était temps que je rentre à Bordeaux, l'appart c'est le Bronx.

Sellig pionce sur une couette dans la chambre de Clément (double péché)
Ungaro m'a piqué ma place dans le lit conjugal.
Les mites alimentaires ont pris notre cuisine pour hôtel.
Clément et Gilles ont bouffé au Mac Do hier.
Oui il est temps que je rentre à Bordeaux.

Bon on va faire ça par chapitre, ça fera moins désordre.

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Chapitre 1 : les mites alimentaires.
Vous connaissez cette charmante bestiole qui ressemble à un petit papillon de nuit et qu'on regarde d'un oeil attendri voleter dans la cuisine ?
Cette bestiole, c'est... l'Envahisseur.
C'est mignon, c'est petit, ça a l'air innocent comme ça... c'est une horreur absolue !!!!!!!!
Ça pond des oeufs par milliards dans un paquet de farine, ça se transforme en asticot, ça rampe partout, ça se transforme en cocon, ça termine sa vie en papillon qui pond à son tour son milliard d'oeufs dans le paquet de riz d'à côté.
Un milliards multiplié par un milliard multiplié par un milliard...

Oui oui allez vomir, je vous attends...

Gilles les a atomisés à coup de bombe insecticide, ça leur a fait le même effet que s'il leur avait chanté une chanson.
Alors il a posé des papiers collants pour piéger les papillons, seule solution pour endiguer l'invasion.
Et Sellig a changé de régime : quand on voit un papillon voler, on hurle "Sellig ! Mouche ! Mouche ! Mouche !" Sellig interrompt toute activité en cours (même dormir) déboule les yeux en boules de loto, et réduit la bête en charpie avant de l'avaler tout rond. Merci Sellig.

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Chapitre 2 : Manon et le bib.
J'ai chassé les araignées qui campaient dans ma boîte de flûte depuis 8 mois et j'ai repris le chemin du boulot.
Petite reprise en douceur avec une série light, soft, presque intime... Nabucco au Stade de France.
40000 spectateurs, 500 figurants, quelques mini-solos de flûte, on a vu plus cool comme reprise.
La première semaine, j'ai dormi 4 heures par nuit (souvenez-vous que Manon n'a pas l'intention de faire ses nuits avant l'âge de 18 ans)
La deuxième semaine, j'ai tiré mon lait dans les vestiaires du Stade de France, à quelques mètres du T-shirt de Thierry Henry dans son casier. Non, je ne l'ai pas chouré, non je ne le vendrai pas aux enchères sur eBay.

Manon a englouti allègrément toutes les provisions de lait maternel que j'avais faites.
750 ml d'avance, ça me semblait bien pour tenir les 15 jours, j'étais confiante.
Ça a tenu... 3 jours.
Même avec une tétine 1 trou, le bib reste plus facile que le sein !
Si quelqu'un a une tétine 0,5 trou à me proposer, j'achète.

À mon grand désespoir, il a fallu la compléter. Dommage. Moi qui espérais me vanter copieusement d'avoir allaité EXCLUSIVEMENT ma loulette pendant six mois... je ravalerai mon orgueil, le Dieu Blédilait a dû me venir en aide, je suis dégoûtée.
Manon non, apparemment, elle a multiplié ses petits bourrelets aux cuisses et elle s'est confondue en sourires et gazouillis auprès de ma belle-maman qui est tombée en adoration devant sa petite fille.

Par contre, faut pas rêver ma Loupiotte, maintenant j'ai deux semaines de vacances, le bib C'EST FINI !
Oui oui oui oui oui.
Non non non non non.
Ça ne prend pas de ronchonner, le nez dans le sein, parce que ça ne va pas assez vite.

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Chapitre 3 : la reprise du boulot, petites anecdotes.

Samedi soir, sortie du RER B, station La Plaine Stade de France. Mais c'est quoi cette marée humaine qui se dirige vers le stade ? C'est le public ça ? C'est le public qui va m'écouter crachotter mes pitits solos dans le micro suspendu au dessus de ma tête ? Mamaaaaaan j'veux pas y aller, j'ai peuuuuuur ! J'avais pas encore eu l'occasion de stresser. C'est fait.

Début du 2ème acte, on s'accorde.
J'entends Jean-Claude (clarinette) qui râle derrière moi.
Ça lui arrive souvent.
En fait ça lui arrive tout le temps.
Sauf que là, le ton est sérieux. "Ça marche pas. Je peux pas jouer. Passe-moi un tournevis ! Ça marche pas."
Jean-Michel (hautbois) et moi on se retourne d'un bloc.
Quoi ? Quoiqu'y gna qui marche pas ? Jean-Claude triture sa clarinette "Vous avez pas un tournevis ?"
Sur les écrans géants du stade, je vois la tronche d'Alain Duault qui nous résume l'action du 2ème acte, vite vite vite, ça va bientôt être à nous !
Apparition inquiète du garçon d'orchestre. "Qu'est-ce qui se passe ?"
Nouvelle trituration de clarinette "Ça marche pas, la clef ne remonte pas, t'as pas un tournevis ?"
Téléphone arabe dans tout l'orchestre. Non, personne n'a de tournevis.
À côté de moi, Nathalie lui tend un coupe-ongle et Jean-Claude commence à bidouiller. La clarinette passe de mains en mains, chacun cogne dessus à sa façon pour débloquer cette fichue clef.
On a quatre solutions :
- annuler la représentation (je connais 40000 personnes qui ne vont pas apprécier)
- courir au milieu du stade jusque dans les coulisses pour aller chercher un tournevis (qui ne nous garantit en rien la réparation de ladite clarinette)
- téléphoner à ma soeur, assise quelque part au niveau de la porte G, virage Nord du stade, dans l'espoir qu'elle ait sa clarinette avec elle et qu'elle la fasse parvenir jusqu'au terrain
- échanger la clarinette contre celle de Myriam, assise à côté, et la laisser se dépatouiller avec l'engin défectueux.
Alain Duault a fini sa bafouille, on n'a plus le temps de rien, on opte pour la 4ème solution.
Jean-Claude a poursuivi l'opéra avec une clarinette qu'il ne connaissait pas (bonjour l'angoisse pour la justesse) et Myriam a transformé son pupitre en atelier en lutherie, tout en jonglant avec sa partition.

Fin du 3ème acte, le sparadrap que j'ai collé sur ma flûte (pour ne pas glisser à cause de la transpiration) ne tient plus.
#°$* de £*%# de *#`¨* il y a plein de trucs à découvert dans le 4ème acte, il faut que je sois à l'aise.
Alors sitôt la dernière note pondue, je décolle le sparadrap pour le repositionner correctement.
Je compte sur Alain Duault et son résumé pour me laisser le temps.
Je démonte ma flûte, tranquille, j'enlève le sparadrap... et je vois la main tremblante de Nathalie qui se tend vers moi "Hélène..." je lève les yeux : le chef a levé sa baguette.
Enfer et Damnation, ce sale traître d'Alain Duault n'a pas résumé l'histoire, on attaque le 4ème acte direct !
En 1/4 de seconde, je me suis transformée en Super-Woman.
C'est fou comme les neurones peuvent se connecter à une vitesse supersonique quand l'urgence de la situation l'ordonne !
D'habitude, il me faut 3 bonnes minutes pour positionner mon sparadrap, remonter ma flûte, galérer pour retrouver ces fichus repères en vernis à ongle transparent, à moitié effacés, pour bien l'ajuster...
En une demi-seconde j'ai cru me retrouver dans la série The Sentinel, vous savez, là où le mec a les sens surdéveloppés et voit tout tout de suite à une vitesse hallucinante... sparadrap collé de traviole, flûte montée repères trouvés, c'était fait, mal fait mais fait. L'orchestre avait attaqué sans moi le premier accord du 4ème acte.
Je les ai rejoint sur une note crasseuse, n'importe laquelle, en espérant que ce soit la bonne.
Il a fallu attendre le prochain silence pour réajuster ce pataquès et diviser par deux mon rythme cardiaque...
Par Hélène - Publié dans : ...
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Samedi 13 septembre 2008

C'est à babord, qu'on pionce qu'on pionce...



... c'est à tribord qu'on pionce le plus fort.



Alors ? Qui a gagné ?
Par Hélène - Publié dans : ...
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Nous... six, avec les chats

  • nous-quatre
  • : Un couple : Hélène et Gilles. Deux enfants : Clément et Manon. Deux chats persans dégénérés : Sellig et Ungaro. Et vous voudriez qu'il n'y ait rien à raconter ?
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